Comprendre ce qui fait souffrir aujourd’hui sans perdre de vue ce qui l’a précédé
Depuis près de vingt ans, j’accompagne des personnes confrontées à un traumatisme, un burn-out, un deuil, une situation d’emprise ou à des difficultés qui finissent parfois par envahir une grande partie de leur vie.
Nous ne sommes pas tous vulnérables aux mêmes situations de la même manière. Derrière ce qui fait souffrir aujourd’hui se trouvent parfois des expériences plus anciennes mais aussi des façons de s’adapter, de tenir ou de se protéger qui ont longtemps constitué de véritables ressources.
Comprendre ce qui se passe aujourd’hui, c’est donc aussi s’intéresser à l’histoire, aux relations, aux ressources et à ce qui a permis de tenir jusque-là.
Ce que vous traversez
Le trauma ne se résume pas à un trouble de stress post-traumatique
Intrusions • Évitement • Hypervigilance • Sentiment d’insécurité
Lorsqu’on parle de traumatisme, on pense souvent à un événement particulièrement violent: une agression, un accident, une catastrophe, des violences ou une situation dans laquelle notre vie ou celle d’un proche a été menacée.
Ces événements peuvent provoquer un trouble de stress post-traumatique qui peut notamment se manifester par des souvenirs envahissants, des cauchemars, de l’évitement, une hypervigilance, de l’irritabilité, de la culpabilité, de la honte ou encore des manifestations physiques.
Mais toutes les expériences traumatiques ne prennent pas cette forme. Certaines blessures se construisent aussi dans la durée: violences intrafamiliales, maltraitance, négligence, insécurité affective, humiliations répétées, relations d’emprise ou exposition prolongée à la peur et à l’impuissance.
Le traumatisme ne se définit donc pas seulement par ce qui s’est passé mais aussi par la manière dont l’événement a été vécu et par les traces qu’il peut continuer à laisser dans le présent.
Burn-out : lorsque tenir devient une manière de s’épuiser
Épuisement • Suradaptation • Limites • Perte de sens
Le burn-out ne peut être réduit à l’histoire personnelle de celui ou celle qui le traverse. La surcharge, le manque de reconnaissance, les injonctions contradictoires, la perte de sens, certaines formes de management ou le manque de moyens peuvent jouer un rôle déterminant.
Dans le travail thérapeutique, une autre question peut également être explorée: qu’est-ce qui a conduit à continuer à tenir alors que l’épuisement était déjà là ?
Certaines personnes ont appris très tôt à être fortes, utiles, responsables, performantes, à répondre aux attentes ou à prendre soin des autres. Des qualités qui ont pu constituer de véritables ressources jusqu’au moment où elles deviennent coûteuses et rendent difficile le fait de dire non, de décevoir, de demander de l’aide ou simplement de s’arrêter.
L’accompagnement ne consiste donc pas seulement à récupérer suffisamment d’énergie pour reprendre le travail. Il peut aussi permettre de comprendre ce qui a conduit à aller aussi loin et de retrouver une autre manière d’être en relation avec soi-même, les autres et le travail.
Emprise : retrouver progressivement sa capacité à choisir
Confusion • Repères • Limites • Liberté
Une relation d’emprise s’installe souvent progressivement. Les limites se déplacent, la confiance en soi s’érode et ce qui aurait semblé inacceptable auparavant peut finir par devenir presque normal.
Être sous emprise ne signifie jamais être responsable de la violence, de la manipulation ou du contrôle exercés par l’autre.
Le travail thérapeutique peut permettre de comprendre comment les repères se sont progressivement déplacés et comment la confiance dans ses propres perceptions a été fragilisée. L’histoire relationnelle, les expériences d’attachement ou certaines blessures anciennes peuvent parfois être explorées, non pour chercher une responsabilité chez la personne qui a subi mais pour mieux comprendre ce qui peut aujourd’hui l’aider à retrouver sa liberté.
L’objectif est de retrouver peu à peu ses repères, sa capacité à poser des limites et la confiance dans ses propres perceptions.
Le deuil : faire une place à l’absence
Absence • Bouleversement • Continuité • Liens
Le deuil n’est pas une maladie. Il n’existe pas non plus une bonne manière de le traverser, ni un calendrier auquel il faudrait se conformer.
La mort d’une personne que nous aimons peut bouleverser notre rapport au temps, à notre identité, à notre famille et parfois au sens même que nous donnons à notre existence. Une perte actuelle peut aussi réveiller d’autres pertes, des séparations anciennes, des conflits restés ouverts, de la culpabilité ou des paroles qui n’ont pas pu être dites.
Parfois, ce qui est difficile n’est pas seulement l’absence de l’autre mais aussi la place qu’il occupait dans notre propre histoire.
Accompagner le deuil ne consiste pas à apprendre à oublier ou à « tourner la page » mais à traverser ce qui est là et progressivement à trouver comment continuer à vivre avec ce lien désormais autrement.
Fin de vie • Rites • Cérémonies d’adieu
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Comment je vous accompagne
Une thérapie adaptée à la personne, pas une méthode appliquée à tous
Chaque histoire est singulière. Je ne commence donc pas une thérapie en décidant à l’avance de l’approche qui sera privilégiée.
Mon travail, nourri notamment par la thérapie systémique et contextuelle et par la psychotraumatologie prend en compte la personne dans sa globalité: son histoire, ses relations, ses émotions, son corps et son environnement.
Le sommeil, le mouvement, les rythmes du quotidien ou la manière dont le corps réagit peuvent également nous renseigner sur ce que la personne traverse et soutenir le processus thérapeutique.
Selon les besoins, le travail peut s’appuyer sur différentes approches, notamment l’EMDR, la thérapie de la reconsolidation ou certaines pratiques de stabilisation et de régulation émotionnelle. Certaines séances peuvent également se dérouler en mouvement ou en pleine nature.
La manière de travailler s’adapte à la personne et au processus thérapeutique.
EMDR : lorsque certaines expériences du passé restent présentes
L’EMDR est l’une des approches thérapeutiques que je peux proposer lorsque des expériences passées continuent à produire des réactions très présentes aujourd’hui: souvenirs envahissants, images, sensations corporelles, peur, honte, culpabilité ou sentiment de danger.
Certaines expériences appartiennent au passé et pourtant le corps et les émotions peuvent continuer à réagir comme si le danger était encore présent. Une situation, une parole, une odeur ou un lieu peuvent alors réactiver une réponse émotionnelle ou corporelle intense.
L’EMDR utilise notamment des stimulations bilatérales alternées (le plus souvent des mouvements oculaires) dans le cadre d’un protocole thérapeutique structuré. Il ne s’agit pas d’effacer ce qui s’est produit mais de permettre à l’expérience d’être progressivement intégrée autrement afin qu’elle n’envahisse plus le présent avec la même intensité.
Je ne propose pas l’EMDR de manière systématique. Je prends d’abord le temps de comprendre ce que la personne traverse, d’évaluer si cette approche est pertinente et de m’assurer que les conditions de sécurité et de stabilité sont suffisantes.
Comprendre l’EMDR en vidéo https://www.krizzi.be/wp-content/uploads/2025/01/26-YouTube.html
La thérapie de la reconsolidation : diminuer la charge émotionnelle d’un souvenir traumatique
Lorsqu’un événement traumatique appartient au passé, le cerveau et le corps peuvent pourtant continuer à réagir comme si le danger était encore présent. Un souvenir, une image, une odeur ou parfois un simple détail peuvent alors réactiver une peur intense ou d’autres réactions émotionnelles et corporelles.
La thérapie de la reconsolidation s’appuie sur le processus naturel de reconsolidation de la mémoire: lorsqu’un souvenir est réactivé, il peut temporairement devenir malléable avant d’être à nouveau stocké. Le travail thérapeutique vise à diminuer progressivement la charge émotionnelle qui lui est associée sans effacer le souvenir ni nier ce qui s’est produit.
Et le propranolol ?
Dans le protocole que j’utilise, ce travail est associé à la prise de propranolol, un médicament de la famille des bêtabloquants avant la réactivation thérapeutique du souvenir.
Parce qu’il s’agit d’un médicament, une évaluation médicale est toujours nécessaire afin de vérifier que cette approche est indiquée et qu’il n’existe pas de contre-indication.
Le travail se déroule ensuite sur plusieurs séances dans un cadre thérapeutique précis. Au fil du processus, l’objectif est que le souvenir demeure mais qu’il déclenche progressivement moins de détresse: se souvenir sans nécessairement revivre.
EMDR ou reconsolidation ?
Il n’existe pas une approche qui conviendrait systématiquement mieux à tout le monde. L’EMDR comme la thérapie de la reconsolidation peuvent permettre de travailler sur des expériences traumatiques selon leur nature, l’histoire de la personne et ce qu’elle traverse aujourd’hui.
Je ne décide donc pas à l’avance qu’une personne « fera de l’EMDR » ou « fera de la reconsolidation ». Nous prenons d’abord le temps de comprendre ce qui vous arrive et ce dont vous avez besoin afin de déterminer ensemble la manière de travailler la plus adaptée.
Se remettre en mouvement : la thérapie en pleine nature
Après un traumatisme, un burn-out ou un deuil, certaines personnes décrivent une perte d’élan, un figement ou la sensation d’être coupées de leur corps et de ce qui les entoure. Pour certaines, parler assis face à face dans un cabinet n’est pas toujours la manière la plus aidante de travailler.
Lorsque la situation et les conditions le permettent, certaines séances peuvent se dérouler en mouvement ou en pleine nature: marcher côte à côte ou s’installer dans un environnement naturel pour poursuivre le travail thérapeutique.
Marcher, sentir, observer, respirer ou écouter les bruits qui nous entourent peuvent devenir autant de points d’ancrage. Il ne s’agit pas simplement de « faire une promenade » mais d’utiliser le mouvement et l’environnement comme supports du processus thérapeutique
Une pratique inscrite dans des réseaux spécialisés
Je fais partie du réseau psychotrauma.expert fondé par le Dr Philippe Marneth qui rassemble des professionnels spécialisés notamment dans le psychotraumatisme, le trouble de stress post-traumatique, le burn-out et les situations d’emprise.
Je suis également référencée au sein de Résilience Psy fondé par Evelyne Josse qui rassemble notamment des praticiens formés à la thérapie de la reconsolidation.
Ces appartenances me permettent de continuer à nourrir ma pratique dans un cadre d’échanges et de réflexion autour du psychotraumatisme.
Vous n’avez pas besoin de savoir quelle thérapie choisir
Vous pouvez arriver en consultation sans savoir si ce que vous vivez relève d’un traumatisme, d’un burn-out, d’un deuil, d’une relation d’emprise ou d’autre chose. Vous n’avez pas non plus besoin de savoir si vous avez « besoin d’EMDR » ou d’une autre approche.
Vous pouvez simplement venir avec ce qui vous préoccupe aujourd’hui: un épuisement, une perte, une relation qui vous fait souffrir, les conséquences d’un événement, une peur qui persiste ou le sentiment de ne plus vous reconnaître.
Nous commencerons par comprendre ensemble ce qui vous arrive et ce dont vous avez besoin. La manière de travailler se construira à partir de là.
Consultations de psychothérapie à Diegem près de Bruxelles et en ligne ( en français et en italien) .
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