Nos plus grandes joies naissent dans nos relations : l’amour, l’amitié, la famille, le sentiment d’appartenir. Mais c’est aussi dans ces mêmes liens que s’inscrivent nos blessures les plus profondes.
Depuis près de vingt ans, j’accompagne des personnes, des couples et des familles en présentiel et pour quelques suivis individuels lorsque cela s’avère impossible de se déplacer…également en ligne. J’interviens également auprès de professionnels du champ psycho-médico-social…notamment dans les maisons de repos, les unités palliatives et auprès des soignants qui accompagnent les plus vulnérables.
Avec le temps, j’ai pu observer combien ces blessures traversent toutes les couches de la société. Même celles et ceux qui semblent solides, qui portent des responsabilités importantes peuvent être fragilisés par un trauma, une crise de couple, un deuil ou plus simplement: par la pression du quotidien. Personne n’est totalement protégé.
Les blessures relationnelles
Plusieurs cliniciens ont identifié des blessures récurrentes qui marquent profondément nos existences :
– le rejet : se sentir de trop, non désiré(e)
– l’abandon : craindre de ne pas compter, d’être laissé(e) seul(e)
– l’humiliation : être rabaissé(e ), dévalorisé(e)
– la trahison : perdre confiance après une promesse rompue, etc
– l’injustice : se sentir traité(e) de manière inéquitable, non reconnu(e)
_ l’imposture/l’illégitimité : douter profondément de sa valeur, se sentir frauduleux malgré ses réussites, ne pas trouver sa « place »
– le manque de reconnaissance : avoir le sentiment d’être invisible, de donner sans être vu(e) et/ou sans réciprocité…
Ces blessures façonnent notre manière de nous relier aux autres, parfois longtemps après les événements. Elles peuvent se réactiver dans nos couples, dans nos familles mais aussi au travail ou face aux responsabilités dans d’autres de nos relations….
La thérapie : un espace d’expérimentation et de guérison
La thérapie ne fait pas disparaître le passé mais elle peut devenir un lieu de guérison progressive : un espace où les blessures sont reconnues, mises en mots et travaillées autrement.
Dans ce cadre sécurisant, il devient possible d’expérimenter :
-à relier nos signaux corporels et nos ressentis aux blessures qu’ils expriment
-à comprendre comment certains symptômes ou comportements (addictions, troubles alimentaires, dépendances…) trouvent leur origine dans ces blessures
-à poser une limite sans peur
-à oser prendre sa place
-à mettre en mots ce qui a été tu
-à explorer de nouvelles façons d’être en lien
– etc
Face au rejet, on découvre un espace d’accueil inconditionnel.
Face à l’abandon, on éprouve la continuité d’un soutien fiable.
Face à l’humiliation, on retrouve sa dignité en exprimant ce qui a été enfoui.
Face à la trahison, on réapprend que la confiance peut renaître.
Face à l’imposture, on réinvestit sa légitimité et sa valeur.
Ma manière de travailler est holistique : elle prend en compte ce qui se joue dans le corps, les émotions, les pensées mais aussi dans la manière dont nous nous relions aux autres. Le corps garde la mémoire des traumas, la pensée peut enfermer ou libérer et les émotions sont souvent des messagères précieuses. En thérapie, tout cela trouve sa place…
Ma posture s’inspire de la thérapie contextuelle de Boszormenyi-Nagy qui met en lumière l’importance de la justice relationnelle, des loyautés et de la reconnaissance mutuelle. J’y intègre également (en fonction des besoins et des situations) des apports issus de divers outils d’accompagnement (EMDR, analyse transactionnelle, hypnose, psychodrame, etc.)afin d’ajuster au mieux l’approche thérapeutique à chaque personne et à chaque contexte.
Depuis près de vingt ans, j’accompagne des personnes et des familles dans des situations de vie parfois très éprouvantes. Mon travail s’adresse autant aux individus cherchant un apaisement face à un trauma, un burn-out, un deuil ou une emprise qu’aux couples traversant une perte de confiance ou des crises relationnelles ainsi qu’aux familles confrontées à des conflits ou à des transmissions douloureuses.
J’ai également développé une expérience approfondie auprès des personnes (plus spécifiquement les plus âgées) vivant avec des maladies dégénératives. J’accompagne à la fois leur chemin singulier et l’impact que ces épreuves peuvent avoir sur leurs proches et leurs relations. J’offre aussi un soutien spécifique en fin de vie, tant pour la personne concernée que pour ses proches afin de traverser cette étape avec le plus de présence et de douceur possible.
Par ailleurs, j’anime des supervisions et des formations pour des équipes du champ psycho-médico-social. Je suis convaincue que les soignants mais aussi les professionnels en première ligne face à la souffrance (médecins, pompiers, magistrats, avocats, assistants sociaux, DRH, etc.) jouent un rôle déterminant. Leur manière d’écouter et d’accueillir peut influencer profondément le processus de reconnaissance et de résilience des victimes.
Conclusion
Nous sommes des êtres de relation. Si nos blessures prennent racine dans nos liens, c’est aussi dans la qualité de nos relations que nous pouvons trouver la force de nous relever.
La thérapie peut devenir un espace de guérison : un lieu où l’on se sent reconnu, légitime, respecté. Mais au-delà de la relation thérapeutique, chaque rencontre humaine a un impact. Reconnaître l’autre, accueillir sa souffrance avec justesse, c’est déjà participer à son processus de résilience.
Pour en savoir plus ou prendre rendez-vous : https://bit.ly/4nxjv1h
Kate Rizzi